-_-♥un tout petit univers♥-_-

l’univers de salma erguiague.♥

12
juin 2009
Posté dans poèmes de la maman par salma erguiague à 6:02 | Pas de réponses »

 

choisissez un poème:

  1. la merveille 
  2. supermaman
  3. pour ma mère
  4. ouvre grand ta fenêtre maman!
  5. ma maman
  6. maman printemps
  7. fête-des mères

pour toi maman dans poèmes de la maman fete-meres-comptine

17
oct 2009
Posté dans les fermes à sixt par salma erguiague à 6:39 | Pas de réponses »

 Les fermes à Sixt

les fermes à sixt dans les fermes à sixt file34

 pages réalisées par : Hoegen Laure Elie, Rebeix C. , Lugeon Emeline

les fermes autrefois

 Cette partie est tirée du livret : »l’art de bâtisseurs du Giffre » édité en 1994 par l’association des Amis de la Réserve Naturelle de Sixt. 

eglise dans les fermes à sixtSixt s’organise autour de son abbaye créée en 1144. Les chanoines font appel à des colons venus défricher les grandes forêts et cultiver les terres ainsi dégagées . De petits villages se fondent le long des axes de pénétration des montagnes : Salvagny , le Fay , Passy , Nambride , le Molliet , le Crot , le Charny , le Mont.

On imagine ces hommes occupant les sommets et les hauteurs des versants de la vallée, à l’abri des débordements du Giffre , et se protégeant des rigueurs du climat et du danger des bêtes fauves peuplant les forêts . 97

 Ils ont dû adapter leur mode de vie et tenter de domestiquer la nature. Défrichage , endiguement des torrents , lutte contre les avalanches et les inondations. Ils choisissaient leurs lieux d’habitation en fonction de l ‘observation des phénomènes naturels : facilité d’accès , ensoleillement, absence de vents et de courants d’air, présence d’une source d’eau , éloignement des risques (crues, glissements de terrain, couloirs d’avalanche . . .) 98

  L’entraide était de mise : pour faire face aux rigueurs de la vie en montagne, les voisins, les familles s’unissaient. Les maisons étaient suffisamment proches les unes des autres, on parle d’habitat  » groupé desserré  » pour qualifier ce type de villages autonomes, presque indépendants les uns des autres.

Les travaux des saisons rythment la vie quotidienne : l’été on cultive les champs pour assurer l’alimentation et le commerce, l’hiver on entretient les fermes et on exploite la forêt.

La terre cultivable n’est pas suffisante : on défriche partout et on exploite les moindres lopins, même les plus pentus et les plus escarpés. Devenue française après l’annexion de 1860, la Savoie va connaître la crise du monde rural avec la désertification progressive des zones montagneuses au profit des villes. La population décroît presque de moitié ; les villages qui concentraient 80% de la population paysanne, ont vu leurs habitants descendre vers les bourgs, se rapprocher des commences, des services, de la mairie , de l’école . . . vache

 Les fermes des villages ont pour beaucoup d’entre elles ont été transformées en résidences secondaires, alors que des immeubles

(suite…)

17
oct 2009

La combe et les cirques à Sixt

 

Un cirque forme un arc de cercle avec des parois ou des falaises verticales et lisses.

La combe et les cirques à Sixt dans la combe et les cirques à  sixt 71a Il y a deux cirques à SIXT:foret2 dans la combe et les cirques à  sixtle cirque du Fer à Cheval au Nord – Est du village dont la base est à 982 mètres et le sommet des falaises à 1500 ou 1600m , il y a donc 500 à 600m de dénivelé. Son diamètre 74aest d’environ 2 km.7372a

Le cirque des Fonts au Sud-Est du village dont la base est à 1500m et le sommet des falaises à 2000 ou 2100m, il y a donc aussi 500 à 600m de dénivelé. Son diamètre est d’ environ 1.3 km.

Ces deux cirques étaient le point de naissance de deux gigantesques glaciers il y a 40 000 ans.

La neige dégoulinant des sommets s’ accumulait en bas des parois et se transformait en glace par tassement. Ces glaciers avaient plus de 1000 mètres d’épaisseur et rabotaient les parois

(suite…)

30
août 2009
Posté dans la foire marocaine par salma erguiague à 3:19 | 4 réponses »

la foire marocaine dans la foire marocaine bienvenue9 

barresosoe dans la foire marocaine 

les actrices marocaines

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barresosoe

les chanteuses marocaines

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certains tableaux marocains

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source :elghilak

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barresosoe

 

certains moniments historiques au maroc

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14
juin 2009
Posté dans histoires par salma erguiague à 9:58 | 2 réponses »

 Cendrillon dans histoires tag_bonjour01

choisissez une histoire dans le menu si dessous:

  1. *cendrillon

  2. *la belle au bois dormant

  3. *le petit chaperon rouge

  4. *le loup et les sept chevraux

  5. *blanche-neige

  6. *hansel et gretel barresosoe dans histoires

Cendrillon

temps:  

18′

Un homme riche avait une femme qui tomba malade; et quand celle-ci sentit sa fin prochaine, elle appela à son chevet son unique fille et lui dit: «Chère enfant, reste bonne et pieuse, et le bon Dieu t’aidera toujours, et moi, du haut du ciel, je te regarderai et te protégerai.» Puis elle ferma les yeux et mourut. La fillette se rendit chaque jour sur la tombe de sa mère, pleura et resta bonne et pieuse. L’hiver venu, la neige recouvrit la tombe d’un tapis blanc. Mais au printemps, quand le soleil l’eut fait fondre, l’homme prit une autre femme.La femme avait amené avec elle ses deux filles qui étaient jolies et blanches de visage, mais laides et noires de coeur. Alors de bien mauvais jours commencèrent pour la pauvre belle-fille. «Faut-il que cette petite oie reste avec nous dans la salle?» dirent-elles. «Qui veut manger du pain, doit le gagner. Allez ouste, souillon!» Elles lui enlevèrent  ses beaux habits, la vêtirent d’un vieux tablier gris et lui donnèrent des sabots de bois. «Voyez un peu la fière princesse, comme elle est accoutrée!» s’écrièrent-elles en riant et elles la conduisirent à la cuisine. Alors il lui fallut faire du matin au soir de durs travaux, se lever bien avant le jour, porter de l’eau, allumer le feu, faire la cuisine et la lessive. En outre, les deux soeurs lui faisaient toutes les misères imaginables, se moquaient d’elle, lui renversaient les pois et les lentilles dans la cendre, de sorte qu’elle devait recommencer à les trier. Le soir, lorsqu’elle était épuisée de travail, elle ne se couchait pas dans un lit, mais devait s’étendre près du foyer dans les cendres. Et parce que cela lui donnait toujours un air poussiéreux et sale, elles l’appelèrent Cendrillon. Il arriva que le père voulut un jour se rendre à la foire; il demanda à ses deux belles-filles ce qu’il devait leur rapporter. «De beaux habits,» dit l’une. «Des perles et des pierres précieuses,» dit la seconde. «Et toi, Cendrillon,» demanda-t-il, «que veux-tu?» – «Père, le premier rameau qui heurtera votre chapeau sur le chemin du retour, cueillez-le pour moi.» Il acheta donc de beaux habits, des perles et des pierres précieuses pour les deux soeurs, et, sur le chemin du retour, en traversant à cheval un vert bosquet, une branche de noisetier l’effleura et fit tomber son chapeau. Alors il cueillit le rameau et l’emporta. Arrivé à la maison, il donna à ses belles-filles ce qu’elles avaient souhaité et à Cendrillon le rameau de noisetier. Cendrillon le remercia, s’en alla sur la tombe de sa mère et y planta le rameau, en pleurant si fort que les larmes tombèrent dessus et l’arrosèrent. Il grandit cependant et devint un bel arbre. Cendrillon allait trois fois par jour pleurer et prier sous ses branches, et chaque fois un petit oiseau blanc venait se poser sur l’arbre. Quand elle exprimait un souhait, le petit oiseau lui lançait à terre ce quelle avait

(suite…)

14
juin 2009
Posté dans histoires par salma erguiague à 9:56 | Pas de réponses »

La Belle au bois dormant

temps:  

9′


Il était une fois un roi et une

reine. Chaque jour ils se disaient :
- Ah ! si seulement nous avions un enfant.
Mais d’enfant, point. Un jour que la reine était au bain, une grenouille bondit hors de l’eau et lui dit:
- Ton voeu sera exaucé. Avant qu’une année ne soit passée, tu mettras une fillette au monde.
Ce que la grenouille avait prédit arriva. La reine donna le jour à une fille. Elle était si belle que le roi ne se tenait plus de joie. Il organisa une grande fête. Il ne se contenta pas d’y inviter ses parents, ses amis et connaissances, mais aussi des fées afin qu’elles fussent favorables à l’enfant. Il y en avait treize dans son royaume. Mais, comme il ne possédait que douze assiettes d’or pour leur servir un repas, l’une d’elles ne fut pas invitée. La fête fut magnifique. Alors qu’elle touchait à sa fin, les fées offrirent à l’enfant de fabuleux cadeaux : l’une la vertu, l’autre la beauté, la troisième la richesse et ainsi de suite, tout ce qui est désirable au monde.
Comme onze des fées venaient d’agir ainsi, la treizième survint tout à coup. Elle voulait se venger de n’avoir pas été invitée. Sans saluer quiconque, elle s’écria d’une forte voix :
- La fille du roi, dans sa quinzième année, se piquera à un fuseau et tombera raide morte.
Puis elle quitta la salle. Tout le monde fut fort effrayé. La douzième des fées, celle qui n’avait pas encore formé son voeu, s’avança alors. Et comme elle ne pouvait pas annuler le mauvais sort, mais seulement le rendre moins dangereux, elle dit :
- Ce ne sera pas une mort véritable, seulement un sommeil de cent années dans lequel sera plongée la fille du roi.
Le roi, qui aurait bien voulu préserver son enfant adorée du malheur, ordonna que tous les fuseaux fussent brûlés dans le royaume. Cependant, tous les dons que lui avaient donnés les fées s’épanouissaient chez la jeune fille. Elle était si belle, si vertueuse, si gentille et si raisonnable que tous ceux qui la voyaient l’aimaient.
Il advint que le jour de sa quinzième année, le roi et la reine quittèrent leur demeure. La jeune fille resta seule au château. Elle s’y promena partout, visitant les salles et les chambres à sa fantaisie. Finalement, elle entra dans une vieille tour. Elle escalada l’étroit escalier en colimaçon et parvint à une petite porte. Dans la serrure, il y avait une clé rouillée. Elle la tourna. La porte s’ouvrit brusquement. Une vieille femme filant son lin avec application, était assise dans une petite chambre.
- Bonjour, grand-mère, dit la jeune fille. Que fais-tu là ?
- Je file, dit la vieille en branlant la tête.
- Qu’est-ce donc que cette chose que tu fais bondir si joyeusement, demanda la jeune fille.
Elle s’empara du fuseau et voulut filer à son tour. À peine l’eut-elle touché que le mauvais sort s’accomplit : elle se piqua au doigt.
À l’instant même, elle s’affaissa sur un lit qui se trouvait là et tomba dans un profond sommeil. Et ce sommeil se répandit sur l’ensemble du château. Le roi et la reine, qui venaient tout juste de revenir et pénétraient dans la grande salle du palais, s’endormirent. Et avec eux, toute la Cour. Les chevaux s’endormirent dans leurs écuries, les chiens dans la cour, les pigeons sur le toit, les mouches contre les murs. Même le feu qui brûlait dans l’âtre s’endormit et le rôti s’arrêta de rôtir. Le cuisinier, qui était en train de tirer les cheveux du marmiton parce qu’il avait raté un plat, le lâcha et s’endormit. Et le vent cessa de souffler. Nulle feuille ne bougea plus sur les arbres devant le château.
Tout autour du palais, une hale d’épines se mit à pousser, qui chaque jour devint plus haute et plus touffue. Bientôt, elle cerna complètement le château, jusqu’à ce qu’on n’en vît plus rien, même pas le drapeau sur le toit.
Dans le pays, la légende de la Belle au Bois Dormant – c’est ainsi que fut nommée la fille du roi, – se répandait. De temps en temps, des fils de roi s’approchaient du château et tentaient d’y pénétrer à travers l’épaisse muraille d’épines. Mais ils n’y parvenaient pas. Les épines se tenaient entre elles, comme par des mains. Les jeunes princes y restaient accrochés, sans pouvoir se détacher et mouraient là, d’une mort cruelle.
Au bout de longues, longues années, le fils d’un roi passa par le pays. Un vieillard lui raconta l’histoire de la haie d’épines. Derrière elle, il devait y avoir un château dans lequel dormait, depuis cent ans, la merveilleuse fille d’un roi, appelée la Belle au Bois Dormant. Avec elle, dormaient le roi, la reine et toute la Cour. Le vieil homme avait aussi appris de son grand-père que de nombreux princes étaient déjà venus qui avaient tenté de forcer la hale d’épines ; mais ils y étaient restés accrochés et y étaient morts d’une triste mort. Le jeune homme dit alors :
- Je n’ai peur de rien, je vais y aller. Je veux voir la Belle au Bois Dormant.
Le bon vieillard voulut l’en empêcher, mais il eut beau faire, le prince ne l’écouta pas.
Or, les cent années étaient justement écoulées et le jour était venu où la Belle au Bois Dormant devait se réveiller. Lorsque le fils du roi s’approcha de la haie d’épines, il vit de magnifiques fleurs qui s’écartaient d’elles-mêmes sur son passage et lui laissaient le chemin. Derrière lui, elles reformaient une haie. Dans le château, il vit les chevaux et les chiens de chasse tachetés qui dormaient. Sur le toit, les pigeons se tenaient la tête sous l’aile. Et lorsqu’il pénétra dans le palais, il vit les mouches qui dormaient contre les murs. Le cuisinier, dans la cuisine, avait encore la main levée comme s’il voulait attraper le marmiton et la bonne était assise devant une poule noire qu’elle allait plumer. En haut, sur les marches du trône, le roi et la reine étaient endormis. Le prince poursuivit son chemin et le silence était si profond qu’il entendait son propre souffle. Enfin, il arriva à la tour et poussa la porte de la petite chambre où dormait la Belle.
Elle était là, si jolie qu’il ne put en détourner le regard. Il se pencha sur elle et lui donna un baiser. Alors, la Belle au Bois Dormant s’éveilla, ouvrit les yeux et le regarda en souriant.
Ils sortirent tous deux et le roi s’éveilla à son tour, et la reine, et toute la Cour. Et tout le monde se regardait avec de grand yeux. Dans les écuries, les chevaux se dressaient sur leurs pattes et s’ébrouaient les chiens de chasse bondirent en remuant la queue. Sur le toit, les pigeons sortirent la tête de sous leurs ailes, regardèrent autour d’eux et s’envolèrent vers la campagne. Les mouches, sur les murs, reprirent leur mouvement ; dans la cuisine, le feu s’alluma, flamba et cuisit le repas. Le rôti se remit à rissoler ; le cuisinier donna une gifle au marmiton, si fort que celui-ci en cria, et la bonne acheva de plumer la poule.
Le mariage du prince et de la Belle au Bois Dormant fut célébré avec un faste exceptionnel. Et ils vécurent heureux jusqu’à leur mort.

FIN



14
juin 2009
Posté dans histoires par salma erguiague à 9:54 | Pas de réponses »

Le Petit Chaperon Rouge

temps:  

9′

Il était une fois une petite fille que tout le monde aimait bien, surtout sa grand-mère. Elle ne savait qu’entreprendre pour lui faire plaisir. Un jour, elle lui offrit un petit bonnet de velours rouge, qui lui allait si bien qu’elle ne voulut plus en porter d’autre. Du coup, on l’appela Chaperon Rouge. Un jour, sa mère lui dit: “Viens voir, Chaperon Rouge: voici un morceau de gâteau et une bouteille de vin. Porte-les à ta grand-mère; elle est malade et faible; elle s’en délectera; fais vite, avant qu’il ne fasse trop chaud. Et quand tu seras en chemin, sois bien sage et ne t’écarte pas de ta route, sinon tu casserais la bouteille et ta grand-mère n’aurait plus rien. Et quand tu arriveras chez elle, n’oublie pas de dire “Bonjour” et ne va pas fureter dans tous les coins.”“Je ferai tout comme il faut,” dit le Petit Chaperon Rouge à sa mère. La fillette lui dit au revoir. La grand-mère habitait loin, au milieu de la forêt, à une demi-heure du village. Lorsque le Petit Chaperon Rouge arriva dans le bois, il rencontra le Loup. Mais il ne savait pas que c’était une vilaine bête et ne le craignait point. “Bonjour, Chaperon Rouge,” dit le Loup. “Bonjour, Loup,” dit le Chaperon Rouge. “Où donc vas-tu si tôt, Chaperon Rouge?” – “Chez ma grand-mère.” – “Que portes-tu dans ton panier?” – “Du gâteau et du vin. Hier nous avons fait de la pâtisserie, et ça fera du bien à ma grand-mère. Ça la fortifiera.” – “Où habite donc ta grand-mère, Chaperon Rouge?” – “Oh! à un bon quart d’heure d’ici, dans la forêt. Sa maison se trouve sous les trois gros chênes. En dessous, il y a une haie de noisetiers, tu sais bien?” dit le petit Chaperon Rouge. Le Loup se dit: “Voilà un mets bien jeune et bien tendre, un vrai régal! Il sera encore bien meilleur que la vieille. Il faut que je m’y prenne adroitement pour les attraper toutes les eux!” Il l’accompagna un bout de chemin et dit: “Chaperon Rouge, vois ces belles fleurs autour de nous. Pourquoi ne les regardes-tu pas? J’ai l’impression que tu n’écoutes même pas comme les oiseaux chantent joliment. Tu marches comme si tu allais à l’école, alors que tout est si beau, ici, dans la forêt!”

Le Petit Chaperon Rouge ouvrit les yeux et lorsqu’elle vit comment les rayons du soleil dansaient de-ci, de-là à travers les arbres, et combien tout était plein de fleurs, elle pensa: “Si j’apportais à ma grand- mère un beau bouquet de fleurs, ça lui ferait bien plaisir. Il est encore si tôt que j’arriverai bien à l’heure.” Elle quitta le chemin, pénétra dans le bois et cueillit des fleurs. Et, chaque fois qu’elle en avait cueilli une, elle se disait: “Plus loin, j’en vois une plus belle,” et elle y allait et s’enfonçait toujours plus profondément dans la forêt. Le Loup lui, courait tout droit vers la maison de la grand-mère. Il frappa à la porte. “Qui est là?” – “C’est le Petit Chaperon Rouge qui t’apporte du gâteau et du vin.” – “Tire la chevillette,” dit la grand-mère. “Je suis trop faible et ne peux me lever.” Le Loup tire la chevillette, la porte s’ouvre et sans dire un mot, il s’approche du lit de la grand-mère et l’avale. Il enfile ses habits, met sa coiffe, se couche dans son lit et tire les rideaux.

Pendant ce temps, le petit Chaperon Rouge avait fait la chasse aux fleurs. Lorsque la fillette en eut tant qu’elle pouvait à peine les porter, elle se souvint soudain de sa grand-mère et reprit la route pour se rendre auprès d’elle. Elle fut très étonnée de voir la porte ouverte. Et lorsqu’elle entra dans la chambre, cela lui sembla si curieux qu’elle se dit: “Mon dieu, comme je suis craintive aujourd’hui. Et, cependant, d’habitude, je suis si contente d’être auprès de ma grand-mère!” Elle s’écria: “Bonjour!” Mais nulle réponse. Elle s’approcha du lit et tira les rideaux. La grand-mère y était couchée, sa coiffe tirée très bas sur son visage. Elle avait l’air bizarre. “Oh, grand-mère, comme tu as de grandes oreilles.” – “C’est pour mieux t’entendre!” – “Oh! grand-mère, comme tu as de grands yeux!” – “C’est pour mieux te voir!” – “Oh! grand-mère, comme tu as de grandes mains!” – “C’est pour mieux t’étreindre!” – “Mais, grand-mère, comme tu as une horrible et grande bouche!” – “C’est pour mieux te manger!” À peine le Loup eut-il prononcé ces mots, qu’il bondit hors du lit et avala le pauvre Petit Chaperon Rouge.

Lorsque le Loup eut apaisé sa faim, il se recoucha, s’endormit et commença à ronfler bruyamment. Un chasseur passait justement devant la maison. Il se dit: “Comme cette vieille femme ronfle! Il faut que je voie si elle a besoin de quelque chose.” Il entre dans la chambre et quand il arrive devant le lit, il voit que c’est un Loup qui y est couché. “Ah! c’est toi, bandit!” dit-il. “Voilà bien longtemps que je te cherche.” Il se prépare à faire feu lorsque tout à coup l’idée lui vient que le Loup pourrait bien avoir avalé la grand-mère et qu’il serait peut-être encore possible de la sauver. Il ne tire pas, mais prend des ciseaux et commence à ouvrir le ventre du Loup endormi. À peine avait-il donné quelques coups de ciseaux qu’il aperçoit le Chaperon Rouge. Quelques coups encore et la voilà qui sort du Loup et dit: “Ah! comme j’ai eu peur! Comme il faisait sombre dans le ventre du Loup!” Et voilà que la grand-mère sort à son tour, pouvant à peine respirer. Le Petit Chaperon Rouge se hâte de chercher de grosses pierres. Ils en remplissent le ventre du Loup. Lorsque celui-ci se réveilla, il voulut s’enfuir. Mais les pierres étaient si lourdes qu’il s’écrasa par terre et mourut.

Ils étaient bien contents tous les trois: le chasseur dépouilla le Loup et l’emporta chez lui. La grand-mère mangea le gâteau et but le vin que le Petit Chaperon Rouge avait apportés. Elle s’en trouva toute ragaillardie. Le Petit Chaperon Rouge cependant pensait: “Je ne quitterai plus jamais mon chemin pour aller me promener dans la forêt, quand ma maman me l’aura interdit.”


On raconte encore qu’une autre fois, quand le Petit Chaperon Rouge apportait de nouveau de la galette à sa vieille grand-mère, un autre loup essaya de la distraire et de la faire sortir du chemin. Mais elle s’en garda bien et continua à marcher tout droit. Arrivée chez sa grand-mère, elle lui raconta bien vite que le loup était venu à sa rencontre et qu’il lui avait souhaité le bonjour, mais qu’il l’avait regardée avec des yeux si méchants: “Si je n’avais pas été sur la grand-route, il m’aurait dévorée!” ajouta-t’elle. “Viens,” lui dit sa grand-mère, “nous allons fermer la porte et bien la cadenasser pour qu’il ne puisse pas entrer ici.” Peu après, le loup frappait à la porte et criait: “Ouvre-moi, grand-mère! c’est moi, le Petit Chaperon Rouge, qui t’apporte des gâteaux!” Mais les deux gardèrent le silence et n’ouvrirent point la porte. Tête-Grise fit alors plusieurs fois le tour de la maison à pas feutrés, et, pour finir, il sauta sur le toit, décidé à attendre jusqu’au soir, quand le Petit Chaperon Rouge sortirait, pour profiter de l’obscurité et l’engloutir. Mais la grand-mère se douta bien de ses intentions. “Prends le seau, mon enfant,” dit-elle au Petit Chaperon Rouge, “j’ai fait cuire des saucisses hier, et tu vas porter l’eau de cuisson dans la grande auge de pierre qui est devant l’entrée de la maison.” Le Petit Chaperon Rouge en porta tant et tant de seaux que, pour finir, l’auge était pleine. Alors la bonne odeur de la saucisse vint caresser les narines du loup jusque sur le toit. Il se pencha si bien en tendant le cou, qu’à la fin il glissa et ne put plus se retenir. Il glissa du toit et tomba droit dans l’auge de pierre où il se noya. Allègrement, le Petit Chaperon Rouge regagna sa maison, et personne ne lui fit le moindre mal.

FIN

Le Petit Chaperon Rouge dans histoires 026

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