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17
oct 2009
les fermes à sixt
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 Les fermes à Sixt

les fermes à sixt dans les fermes à sixt file34

 pages réalisées par : Hoegen Laure Elie, Rebeix C. , Lugeon Emeline

les fermes autrefois

 Cette partie est tirée du livret : »l’art de bâtisseurs du Giffre » édité en 1994 par l’association des Amis de la Réserve Naturelle de Sixt. 

eglise dans les fermes à sixtSixt s’organise autour de son abbaye créée en 1144. Les chanoines font appel à des colons venus défricher les grandes forêts et cultiver les terres ainsi dégagées . De petits villages se fondent le long des axes de pénétration des montagnes : Salvagny , le Fay , Passy , Nambride , le Molliet , le Crot , le Charny , le Mont.

On imagine ces hommes occupant les sommets et les hauteurs des versants de la vallée, à l’abri des débordements du Giffre , et se protégeant des rigueurs du climat et du danger des bêtes fauves peuplant les forêts . 97

 Ils ont dû adapter leur mode de vie et tenter de domestiquer la nature. Défrichage , endiguement des torrents , lutte contre les avalanches et les inondations. Ils choisissaient leurs lieux d’habitation en fonction de l ‘observation des phénomènes naturels : facilité d’accès , ensoleillement, absence de vents et de courants d’air, présence d’une source d’eau , éloignement des risques (crues, glissements de terrain, couloirs d’avalanche . . .) 98

  L’entraide était de mise : pour faire face aux rigueurs de la vie en montagne, les voisins, les familles s’unissaient. Les maisons étaient suffisamment proches les unes des autres, on parle d’habitat  » groupé desserré  » pour qualifier ce type de villages autonomes, presque indépendants les uns des autres.

Les travaux des saisons rythment la vie quotidienne : l’été on cultive les champs pour assurer l’alimentation et le commerce, l’hiver on entretient les fermes et on exploite la forêt.

La terre cultivable n’est pas suffisante : on défriche partout et on exploite les moindres lopins, même les plus pentus et les plus escarpés. Devenue française après l’annexion de 1860, la Savoie va connaître la crise du monde rural avec la désertification progressive des zones montagneuses au profit des villes. La population décroît presque de moitié ; les villages qui concentraient 80% de la population paysanne, ont vu leurs habitants descendre vers les bourgs, se rapprocher des commences, des services, de la mairie , de l’école . . . vache

 Les fermes des villages ont pour beaucoup d’entre elles ont été transformées en résidences secondaires, alors que des immeubles

collectifs accueillent aux bourgs des appartements locatifs et même des H.L.M ! Pour s’agrandir, les bourgs consomment des terrains, comme le font aussi les infrastructures sportives d’été et d’hiver, au détriment des activités agricoles.

 Les paysans montagnards vont organiser leur travail en fonction de la nécessaire économie du fourrage destiné a l’alimentation du bétail. Leurs habitation vont dépendre de cette obligation vitale : on a ainsi pu dire qu’il avaient trois maisons entre lesquelles ils vont chaque année déplacer familles, troupeaux et matériels, à la recherche de l’herbe précieuse . 99

 La première , la ferme principale est située dans la plaine ou sur les coteaux à une altitude basse : l’herbe y est fauchée l’été (les foins) et l’automne (les regains) pour être stockée en vu de l’alimentation hivernale.

 Au printemps , les paysans se remuent : ils conduisent leurs troupeaux aux foris, petites habitations entou 100rées de prés à manger, situées à des altitudes moyennes. Ils achèvent leur mouvement cyclique, en s’emmontagnant (montant à l’alpage)au début de l’été lorsque à cette altitude l’herbe est suffisamment haute et fournie après la fonte des neiges . 101

Quand les neiges réapparaîtront, ils quitteront la montagne pour redescendre au village, afin d’y passer l’hiver (le démontagnage).

 Enfin , les  » foinages  » sont des prés de fauche en haute altitude dont le foin sera stocké dans une  » miche  » (ou grange), où l’on viendra s’approvisionner durant l’hiver avec les luges et les bras d’hommes ou tirées par un cheval.

 

La maison rurale d’autrefois regroupait plusieurs corps de bâtiment. 102

 La ferme, abritant animaux et membres de la famille, parfois sur trois ou quatre générations. » La miche (ou la remise) où l’on range les ustensiles et les outils de travail.

Le grenier (ou mazot) dans lequel on mettait à l’abri de l’incendie et des rongeurs 103 les maigres richesses ménagères : confitures, salaisons, céréales,linge, trousseau de la mariée, papiers de la maison, habits du dimanche. Véritable coffre-fort savoyard, le grenier semble être un héritage de l’architecture germanique. Il est le seul édifice à recevoir une disposition horizontale des pièces de bois.

N’oublions pas les  » cacatires  » comme leur nom l’indique, situées contre la maison ou dans le jardin, à une ou deux places !

 

Les rapports homme-animal ont dicté l’organisation des maisons. La maison traditionnelle est massive, jamais haute, à deux niveaux. L’habitation de plain-pied est construite en maçonnerie. La  » courtieune  » ou  » cortna « , le plus souvent à l’est, est une entrée à l’abri, avec deux portes distinctes : une pour les animaux, une pour les hommes, et souvent une troisième ouvrant soit sur le  » boîtet  » où l’on engraisse les cochons, soit sur l’écurie du cheval.

L’étable-écurie des vaches occupe toute la longueur du bâtiment. A son côté, on trouve les pièces d’habitation : la  » couzna « , le  » pêle « , et les rares chambres.

 104  La partie en bois coiffe l’ensemble : la grange est de gros volume pour abriter le maximum de foin, en vue des six mois d’hiver. Son ossature, constituée de colonnes et mantelée de planches disposées verticalement pour permettre à l’humidité de s’écouler dans le fil du bois.

   file26

Les fermes actuelles à Sixt .

 A Sixt il ne reste plus que six fermes modernes : 105

  • deux fermes qui élèvent des vaches à Balme Dessous et à Salvagny,
  • trois fermes élevant des moutons à Balme Dessus, au Molliet et à Nambride,
  • deux fermes qui élèvent des chèvres à Balme Dessous et à Passy.

 Nous avons pu visiter la ferme de Balme Dessous et on a pu remarquer qu’ elle était beaucoup plus moderne que celle de Salvagny car elle était plus propre, plus éclairée, plus grande et il y avait plus d’hygiène: salle de fromages stérilisée, carrelage au sol , appareils de nettoyage.

Il y a cinquante ans, il y avait presque une ferme par maison. Elles n’ existent plus aujourd’hui car cela fait trop de travail et n’est plus rentable.

 106La traite n’est plus faite à la main mais avec des machines à traire qui grâce à des tuyaux transportent le lait directement dans le tank : grand réservoir (1000 L).

Dans la ferme de Balme Dessous, pendant 9 mois on trait les vaches, les chèvres et les moutons et on les laisse pendant 3 mois environ allaiter leurs petits .

Le temps de la traite pour une vache est d’à peu près 4 à 8 minutes et de 2 à 5 pour une chèvre ou un mouton.

Une chèvre produit 1 litre de lait par jour; avec ce lait les agriculteurs font des fromages: chevrotin , tommette de chèvre affinée et chèvre frais.

Avec le lait de vache ils font des tommes, du fromage de montagne et du fromage à raclette.

Le local où ils fabriquent le fromage est à une température de 16°C.


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